Passage éclair

le regarder marcher près d’une autre

Je l’ai vu passer, il était accompagné.

Pas de contact direct, pas de mains tenues,

Mais tout de même souriant et détendu.

Leurs corps rapprochés ,

par ce parapluie couleur gris,

Les épaules élargies, et finalement grandit,

Par la présence de cette femme embellie.

J’aurais voulu voir son visage,

voir ce qu’elle a de plus,

est-elle plus sage ou plus volage ?

Pour déceler s’il y a un défaut chez moi,

Quelque chose que je n’aurais pas,

Voir ceux qui triomphent de ceux qui échouent,

Avoir au moins un indice infime, ne serait-ce une brindille,

À laquelle me raccrocher et pouvoir m’améliorer.

Entre jalousie et envie, mon cœur se balance,

Dans une tristesse profonde, et solitude immense.

Comment arrivent-ils à trouver ce qu’ils veulent ?

Comme une damnée condamnée à ne jamais y goûter,

Sans jamais m’avancer ni même m’en approcher,

Ahhh ce bonheur chez les autres souvent contemplé !

Une émotion vive, un ressenti de colère,

Peut-être en cet homme, ai-je vu un second père ?

Pourtant aucune promesse n’a été faite, rien ne peut lui être reproché,

Un strict lien professionnel a bien été établi, sans jamais briser les règles de celui-ci. 

Ai-je inventé et projeté bêtement, un désir ardent, 

Un souhait inutile et illégitime ?

Prenant quelques rires échangés,

Pour une invitation masquée,

Une nouvelle possibilité de l’existence d’un « nous » à faire évoluer.

Tout ceci n’a jamais existé, une histoire de toutes pièces montées,

Un vrai coup d’état orchestrés, dans l’unique but de me voir atterrée.

À l’incompréhension et la maladresse étant abonnée,

Une incapacité à déceler ces codes de séduction,

Mélangeant la profession et le “séduisez moi “,

Qui de toute évidence n’avait rien à faire là.

Mais on le dit toujours, il n’y a pas de feu sans allumettes,

Tout ça n’a pu sortir tout seul de ma tête,

Obligatoire prudence, et self protection,

Une Invitation à la distance et au temps de réflexion,

 Afin de calmer toutes ces pulsions, et émotions

Regarder ce rêve se briser par une simple action, d’une simple image vue,

Solitude et résilience

La résilience devient absolue,

Pourquoi se battre éperdument pour une cause déjà perdue ?

Puisque de toute manière on n’est pas entendu,

Tous nos cris sont étouffés en pleine rue !

Des larmes jaillissent dans ce chaos noir,

Dépourvu désormais de tout espoir,

De pouvoir changer un jour son propre regard.

Perçu comme un rejet et une haute trahison !

Qui me conduit à un isolement profond,

Pour tenter d’apaiser mon âme et mon cœur,

Utiliser cette douleur, sortir de cette torpeur,

Si je pouvais au moins en extraire quelque chose,

Qu’il puisse y avoir une raison,

Même un semblant d’explications,

Apaiser cette sensibilité exacerbée à son apogée,

Moi qui n’avais pourtant qu’une bonne intention,

M’ouvrir à d’autres horizons,

Et offrir ce qu’il y a en moi de plus profond.

à J.R.
San@

2 commentaires sur “Passage éclair

  1. J’aime me promener sur votre blog. Un bel univers agréable. Blog intéressant et bien construit. Vous pouvez visiter mon blog récent. A bientôt.

    J'aime

    1. Merci Mélina pour vos compliments, ravie que cela vous plaise et vous apporte du positif!
      Avec plaisir, je viendrai découvrir et visiter votre univers, pour partager et qui sait… être inspirée!;)
      A très bientôt 🙂

      J'aime

Les commentaires sont fermés.